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Les compléments détachés à valeur anaphorique dans Une si longue lettre de Mariama Bâ et La grève des Battù de Aminata Sow Fall

Publication Date : 09-03-2026


Auteur(s) :

Brice Théophile AGUEHOUNDE.


Volume/Numéro :
Volume 2
,
Issue 5
(03 - 2026)



Résumé :

Cette étude examine les rapports entre l’anaphore et les compléments détachés dans la phrase à partir des œuvres Une si longue lettre de Mariama Bâ et La Grève des Battù de Aminata Sow Fall. Elle part du constat que la phrase constitue un cadre où les phénomènes de reprise jouent un rôle structurant. L’anaphore y occupe une place centrale, car elle permet la reprise d’un segment antérieur par un pronom ou un groupe nominal. Cette reprise assure la continuité référentielle et respecte les exigences de la grammaire normative. L’analyse repose sur une démarche descriptive associée à la grammaire normative. Elle met en évidence une organisation en deux plans. Ainsi, le complément détaché occupe une position périphérique et introduit le thème de l’énoncé. Le pronom de reprise assure la fonction syntaxique dans la proposition. Cette articulation garantit la conformité à la structure canonique de la phrase. La ponctuation, notamment la virgule, joue un rôle déterminant. Elle marque le détachement et guide l’interprétation anaphorique. L’étude distingue trois types de compléments détachés à valeur anaphorique. Il s’agit du complément sujet repris par un pronom sujet, du complément objet repris par un pronom complément et du complément circonstanciel, parfois sans reprise. Chaque type obéit à des contraintes de concordance et de clarté référentielle. Enfin, l’analyse montre que ces constructions produisent des effets stylistiques précis. Le détachement met en relief certains éléments du discours et renforce l’expressivité. Il contribue aussi à l’amplification du propos. Ainsi, l’anaphore apparaît comme un procédé qui unit rigueur grammaticale et valeur discursive.


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Abstract:

This study investigates the relationship between anaphora and detached complements within the sentence, drawing on Une si longue lettre by Mariama Bâ and La Grève des Battù by Aminata Sow Fall. It proceeds from the premise that the sentence provides a structural framework in which referential reprise plays a central role. Within this framework, anaphora occupies a pivotal position, as it enables the resumption of a preceding segment by means of a pronoun or a noun phrase. Such resumption ensures referential continuity while conforming to the constraints of normative grammar. The analysis adopts a descriptive approach combined with insights from normative grammar. It reveals a two-tiered organization. The detached complement occupies a peripheral position and introduces the thematic frame of the utterance. The resumptive pronoun, in turn, fulfills the syntactic function within the clause. This articulation ensures conformity with the canonical sentence structure. Punctuation, particularly the comma, plays a crucial role by marking detachment and guiding anaphoric interpretation. The study identifies three types of detached complements with anaphoric value: the subject complement resumed by a subject pronoun, the object complement resumed by an object pronoun, and the adverbial complement, which may, in some cases, occur without overt resumption. Each type is governed by constraints of agreement and referential clarity. Finally, the analysis demonstrates that these constructions yield specific stylistic effects. Detachment foregrounds certain elements of discourse and enhances expressiveness, while also contributing to the amplification of meaning. In this respect, anaphora emerges as a linguistic device that reconciles grammatical rigor with discursive effectiveness.