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L’historiographie de la prise de parole par les femmes dans le champ du discours romanesque ivoirien

Publication Date : 09-03-2026


Auteur(s) :

Okoh Guy-Alain OWATO, Célestin LOUA.


Volume/Numéro :
Volume 2
,
Issue 5
(03 - 2026)



Résumé :

Pour le sujet féminin, longtemps condamné au silence dans la société patriarcale africaine, l’écriture apparaît comme un moyen consistant à prendre publiquement la parole pour s’extérioriser. Cette opportunité offerte par la modernité ou la postcolonialité porte la charge d’une conscience féminine destinée à révolutionner le discours littéraire d’Afrique noire francophone. Dans le champ de la production romanesque ivoirienne, par exemple, une telle initiative à dominante féministe laisse transparaître des faits d’histoire très remarquables. Investie de la gynocritique (l’étude des femmes et de leurs productions littéraires), la présente réflexion a pour ambition de mettre l’ancrage sur les traces de la (con)quête et de l’acquisition d’une parole multifonctionnelle caractérisée par l’égotisme, la subversion et le dévoilement de la condition féminine. Autrement dit, elle interroge la problématique de la liberté d’expression du corps féminin écrivant dans la société moderne ivoirienne. L’analyse de cette révolution littéraire s’étend sur trois aspects majeurs, à savoir : les circonstances de la prise de parole des écrivaines, la diachronie de ladite parole en question et l’expression d’une condition féminine ambivalente.


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Abstract:

For the female subject, long condemned to silence in Afro-American patriarchalworld, writing constitutes a wherewithal consisting of speaking publicly to externalize oneself. This occasion offered by modernity or postcoloniality conveys the load of a feminine awareness designed to revolutionize the literary discourse of black African French-speaking countries. In the sphere of Ivorian novel production, for instance, such a feminist-dominated initiative unveils very outstanding historical occurrences. Dedicated with gynocriticism (the study of women and their literary productions), this reflection attempts to moor the marks of the (con)quest and the acquisition of a multifaceted speech marked out by egotism, the subversion and unveiling of the status of women. To wit, it queries the issue of freedom of expression of the female body writing in modern Ivorian society. The scrutiny of this literary revolution broadens on three significant aspects, more particularly: the backdrop of the speaking of women writers, the diachrony of said speech in question and the expression of an ambivalent feminine condition.