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Structures agro-industrielles, conflits et dynamiques foncières en milieu rural ivoirien. Exemple des Petites et Moyennes Entreprises Agricoles, des Plantations Villageoises Modernes et de la Société ivoirienne de Coco Râpé dans le département de Tabou

Publication Date : 08-06-2026


Auteur(s) :

Wilfried DJANÉ, Franck DAGO.


Volume/Numéro :
Volume 2
,
Issue 6
(06 - 2026)



Résumé :

Cette étude qualitative vise à analyser les logiques d’acteurs dans les conflits fonciers qui opposent les populations autochtones des villages riverains aux structures agro-industrielles (PMEA1, PVM2, PALMCI3 et SICOR4) dans le département de Tabou. Le champ géographique est constitué de six (6) villages de deux (2) sous-préfectures de ce département (Tabou et Djouroutou). Concrètement, des entretiens individuels et des focus groups ont été réalisés avec des autorités administratives, des chefs de villages, des leaders communautaires et des responsables de structures agro-industrielles. Ces travaux mettent en évidence les représentations sociales associées au foncier, la manifestation et les modes de résolutions des conflits fonciers entre structures agro-industrielles et populations riveraines. Un accent particulier est mis sur les dynamiques foncières dans les localités étudiées. Les résultats révèlent une appropriation des espaces dédiés aux agro-industries par les populations autochtones qui revendiquent des droits de propriété sur ces espaces. Les conflits entre PMEA, PVM, PV et les populations autochtones sont liés d’une part au mode d’accès et d’autre part au mode de gestion foncière de ces structures. Les pratiques des promoteurs PMEA, PVM et PV face à la dynamique de la démographie pousse les autochtones à développer des stratégies de récupération des terres à défaut d’un paiement d’une redevance annuelle pour l’exécution des projets communautaires.


No. de téléchargement :

0


Abstract:

This qualitative study aims to analyze the dynamics of actors involved in land conflicts between indigenous populations of riverside villages and agro-industrial structures (PMEA, PVM, PALMCI, and SICOR) in the Tabou department. The geographical area comprises six villages in two sub-prefectures of this department (Tabou and Djouroutou). Specifically, individual interviews and focus groups were conducted with administrative authorities, village chiefs, community leaders, and representatives of agro-industrial structures. This research highlights the social representations associated with land, the manifestations of these conflicts, and the methods of resolving them between agro-industrial structures and riverside populations. Particular emphasis is placed on land dynamics in the studied localities. The results reveal an appropriation of spaces dedicated to agro-industries by indigenous populations who claim property rights over these spaces. Conflicts between PMEA, PVM, PV, and Indigenous populations are linked to both access and land management practices of these entities. The practices of PMEA, PVM, and PV promoters in the face of demographic dynamics are pushing Indigenous populations to develop land reclamation strategies in the absence of annual payments for community projects.